À deux pas de la C…, des terres acquises pour 2,25 millions d’euros destinées à une plantation de bambous

EN BREF

  • Acquisition de terres pour 2,25 millions d’euros par la SCI Rhiza 86.
  • Propriétaire : NJJ, holding de Xavier Niel.
  • Destinées à la production de biomasse pour divers matériaux.
  • Objectif : développer une filière française de valorisation du bambou.
  • Élevée inquiétude chez les agriculteurs locaux sur l’accaparement des terres.
  • Prix du foncier agricole flambé à plus de 8 000 euros l’hectare.
  • Irrigation nécessaire pour les bambous, avec 1 500 m³ d’eau par hectare.
  • Débat autour des crédits carbone générés par ces plantations.
  • Impact environnemental : questions sur la biodiversité et la flore locale.

À proximité de la C…, un projet controversé fait surface : des terres autrefois consacrées à l’élevage ont été acquises pour la somme de 2,25 millions d’euros. Cette opération, menée par la SCI Rhiza 86, ciblée par le milliardaire Xavier Niel, vise à établir une plantation de bambous. Alors que les ambitions agricoles de ce projet suscitent des inquiétudes parmi les habitants de la région, les enjeux liés au prix du foncier et à l’irrigation pour la culture de ces bambous ne passent pas inaperçus. Dans un contexte où l’industrialisation des terres agricoles devient une préoccupation croissante, cette initiative soulève des questions fondamentales sur l’avenir des terres et la biodiversité locale.

À deux pas de la C…, des terres acquises pour 2,25 millions d’euros destinées à une plantation de bambous

À deux pas de la C…, un important investissement de 2,25 millions d’euros a été réalisé par la SCI Rhiza 86, détenue par la holding de Xavier Niel. Ces terres, autrefois vouées à l’élevage, sont maintenant destinées à la production de bambous, dans le cadre d’un projet prometteur visant à créer des matériaux isolants et des biocarburants. Cependant, cette acquisition soulève des inquiétudes quant à l’impact environnemental et à la spéculation foncière dans la région.

Une acquisition controversée

La SCI Rhiza 86, projet à la tête de cette acquisition, a suscité des interrogations parmi les habitants localement, qui ont découvert ce projet par le plus grand des hasards. En effet, même le maire de la commune n’était pas informé de cette transaction. Selon la Safer Nouvelle-Aquitaine, l’absence de concurrents intéressés par ces terres à un tel tarif souligne l’aspect singulier de cette vente.

Des préoccupations sur l’accaparement des terres

Des acteurs locaux, comme le maraîcher Franck Alix, dénoncent l’accaparement des terres agricoles par des intérêts industriels. Jean Charry, membre de la Confédération paysanne, s’inquiète quant à l’envolée des prix du foncier agricole, notant que ceux-ci oscillent entre 8 000 euros à l’hectare, bien au-delà des 2 000 à 3 000 euros habituels. Un tel coût décourage la nouvelle génération de agriculteurs.

Les ambitions de Horizom

Le projet, porté par Horizom, vise principalement à développer une filière française de culture et de valorisation du bambou. Dimitri Guyot, cofondateur d’Horizom, souligne l’objectif de produire de la biomasse pour divers usages, notamment la fabrication de matériaux renouvelables. Un accent particulier est mis sur les méthodes de culture durable, avec la promesse de ne pas requérir d’irrigation des ressources voisines, mais de s’appuyer sur un étang.

Inc inquiétudes écologiques et économiques

Les opposants au projet s’interrogent également sur les aspects écologique des plantations de bambou. Le représentant de l’association Vienne Nature Environnement, Françoise Sire, qualifie ce projet de « hors-sol », mettant en avant qu’il pourrait engendrer des enjeux significatifs pour la biodiversité locale. Plusieurs acteurs discutent des effets potentiels sur la faune et la flore de cette plantation.

Dimitri Guyot, tout en affirmant vouloir diversifier le paysage agricole local, évacue le terme de monoculture, proposant plutôt celui de culture pérenne, en mentionnant que cette pratique permettra de récolter les bambous chaque année sans pesticides, offrant ainsi une couverture végétale permanente.

Un débat sur les crédits carbone

Les bénéfices liés aux crédits carbone, générés par ces plantations, soulèvent également des interrogations. Selon Françoise Sire, il s’agit d’une activité financière qui pourrait transformer la vocation première de ces terres. Néanmoins, Guyot assure que ces crédits ne représentent qu’un faible pourcentage des revenus de l’exploitation, précisant que l’intention principale reste la mise en œuvre d’une production agricole durable.

Pour plus d’informations sur l’acquisition de terres agricoles, vous pouvez consulter des sources telles que Ouest-France ou cadastre.gouv.fr. Des initiatives, telles que Passeurs de Terres, milite pour une régulation des transactions foncières au bénéfice des objectifs environnementaux.

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