Alors que la transition énergétique accélère, le chauffage au bois se retrouve au cœur d’un débat majeur : sa sortie du dispositif MaPrimeRénov’ en 2026 suscite une réaction vive de la filière bois. Six organisations professionnelles, dont la Capeb, le SER, et Propellet, tirent la sonnette d’alarme face au retrait des aides financières pour les chaudières biomasse haute performance. Cette décision, actée en septembre dernier, élimine de fait une option écologique et économique, remettant en cause une énergie renouvelable essentielle à la réhabilitation énergétique des bâtiments. La filière bois souligne que cette mesure pourrait fragiliser un pan important de solutions pour les ménages, alors que la pompe à chaleur est mise en avant par le gouvernement. La manifestation organisée début décembre devant l’Assemblée nationale a mis en lumière la nécessité d’un soutien renforcé, réclamant la réintégration du chauffage au bois dans MaPrimeRénov’ avant 2026, une demande étayée par un rapport sénatorial en faveur du bois-énergie.
Les enjeux cruciaux de la réintégration du chauffage au bois dans MaPrimeRénov’
Les professionnels du secteur insistent sur l’importance d’un équilibre entre les différentes énergies renouvelables. En 2025, malgré le projet ambitieux du SNBC 3 de privilégier la pompe à chaleur, le chauffage au bois représente une option complémentaire irremplaçable. Avec environ 10 000 chaudières bois haute performance installées chaque année, la filière bois ne fait pas d’ombre au dynamisme de la pompe à chaleur, qui voit 200 000 installations annuelles. Pour la Capeb et le Syndicat des énergies renouvelables, retirer le bois de MaPrimeRénov’ serait une erreur stratégique, privant des millions de foyers éligibles d’aides indispensables, notamment selon les données sur pellet.com/chauffage-au-bois-et-granules-26-millions-de-foyers-francais-eligibles-a-une-aide-financiere-allant-jusqua-200e-jusqua-fin-decembre-2025/ »>le chauffage au bois et granulés.
Un impact considérable sur la transition énergétique et l’écologie locale
La filière insiste sur le caractère local et durable du chauffage au bois : énergie renouvelable par excellence, elle favorise l’économie circulaire et réduit la dépendance aux énergies fossiles. L’exclusion des chaudières biomasse des aides, officialisée par un décret sous le gouvernement de François Bayrou, va à l’encontre des objectifs écologiques et des enjeux régionaux. Les acteurs de la filière bois évoquent une possible dégradation des politiques publiques si une énergie à faible coût est écartée, mettant en péril la cohérence des stratégies pour la réhabilitation énergétique. Ce contexte est particulièrement sensible face aux nouvelles réglementations européennes, ainsi que les débats autour des règles européennes encadrant le chauffage au bois.
Actions et revendications de la filière pour un maintien des aides financières
Les six organisations professionnelles (FFB, Capeb, SER, Propellet, SFCB, Uniclima) ont coordonné une action d’envergure en décembre 2025, manifestant devant l’Assemblée nationale pour réclamer la réintégration urgente du chauffage au bois dans MaPrimeRénov’. Cette mobilisation vise à peser sur le gouvernement afin de revenir sur un décret qui risque de pénaliser durablement la filière. Dans leur lettre ouverte, ils demandent une décision rapide « avant le 1er janvier 2026 », estimant que cette mesure ne mettrait pas en danger le budget prévu pour 2026 tout en assurant un soutien renforcé à une énergie écologique et locale dont les aides financières sont menacées.
Les arguments clés pour convaincre les pouvoirs publics
- 🌱 Énergie renouvelable locale : réduction des émissions de gaz à effet de serre et soutien à l’économie forestière régionale.
- 🔥 Coût abordable : solution économique pour les ménages souhaitant réduire leurs factures énergétiques.
- 🏡 Adaptabilité : complémentarité avec d’autres systèmes, en particulier dans les zones rurales ou isolées.
- 📈 Maintien de l’emploi : sauvegarde des artisans et entreprises locales impliquées dans l’installation et l’entretien des systèmes biomasse.
- 📊 Volume d’installations stable : une filière dynamique, pérenne avec 10 000 appareils neufs chaque année.
Vers une clarification des règles pour le chauffage au bois en 2026 et au-delà
Après la publication du décret du 8 septembre, des interrogations subsistent sur l’évolution future des soutiens publics. L’État navigue entre volonté de promotion exclusive des pompes à chaleur et nécessité de garantir une filière bois vivante et viable. Le climat est tendu, surtout face à des échéances réglementaires déjà prévues, telles que la possible interdiction du chauffage au bois non performant d’ici 2027. Dans ce contexte, la réintégration du bois dans MaPrimeRénov’ apparaît comme une étape indispensable pour sécuriser la transition énergétique des foyers concernés.
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